Chargement

Un double arrêt aux stands dans les deux premiers tours d'une course de Formule 1 est généralement le signe que les choses ont très mal tourné. Pourtant, lors du Grand Prix de Belgique, Isack Hadjar, au volant de sa Red Bull, a transformé ce début de course improbable en une sixième place finale.
Hadjar s'élançait depuis le fond de la grille à Spa-Francorchamps après avoir écopé d'une pénalité liée à l'installation de sa cinquième unité de puissance de la saison. Parti en pneus durs, avec l'espoir de tirer le meilleur parti d'un long premier relais, il avait déjà gagné deux places pour se hisser au 18e rang avant que la voiture de sécurité ne soit déployée suite à l'accident de George Russell au premier tour.

Red Bull a profité de cette neutralisation pour chausser Hadjar de pneus médiums. Ayant déjà satisfait à l'obligation d'utiliser deux types de gommes différentes, l'écurie l'a rappelé aux stands à la fin du deuxième tour pour un nouveau train de pneus durs. Une séquence inhabituelle, certes, mais qui a permis de préserver une flexibilité stratégique — un point central abordé dans notre guide stratégique du Grand Prix de Belgique.
« L'objectif était d'avoir des options pour la suite », a confié Hadjar au micro de Canal+. « Nous avons perdu quelques positions, mais nous savions que j'allais les récupérer assez rapidement. Cela m'a donné la flexibilité de pouvoir choisir plus tard. J'ai opté pour les pneus durs, que je préférais, et cela a fonctionné. »

Même Hadjar a eu du mal, au départ, à saisir la logique derrière ces premiers arrêts.
« Même moi, j'étais un peu perdu avec ces arrêts aux stands. Après quelques tours, j'ai finalement compris pourquoi nous avions fait cela. Je dois dire que j'étais un peu lent à la détente », a-t-il plaisanté face à la presse écrite.
Ce pari s'est finalement transformé en une course à un seul arrêt, Hadjar effectuant son passage suivant aux stands sous le régime de la voiture de sécurité virtuelle. Son rythme a ensuite fait le reste. Sa moyenne sur ses 10 tours les plus rapides était de 1:49.727, soit plus rapide que celle de Max Verstappen (1:49.809), ce qui lui a permis d'intégrer le top 10 dès le 15e tour.

Hadjar a résisté à Lando Norris, qui s'élançait 13e et n'avait effectué son unique arrêt qu'au 30e tour, pour sécuriser la sixième place. Le directeur de l'écurie Red Bull, Laurent Mekies, a qualifié cette performance de meilleure course d'Hadjar pour l'équipe, soulignant que son rythme était digne d'un top 3 après un week-end très solide depuis les EL1.
Ce résultat porte le total d'Hadjar à 60 points cette saison — soit le double du total marqué par la deuxième voiture de Red Bull l'an dernier, alors partagée par Liam Lawson et Yuki Tsunoda.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
Commentaires (0)
Aucun commentaire encore
Soyez le premier à partager vos pensées!
Chargement des articles...