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Aston Martin a constitué l'un des groupes techniques les plus prestigieux de la Formule 1. Les ambitions à long terme de l'écurie dépassent désormais le simple cadre des recrutements médiatiques pour s'étendre à la structure même de l'actionnariat de son site de Silverstone.
Adrian Newey demeure la figure centrale de cette stratégie. Le concepteur, dont le travail a contribué à décrocher des titres mondiaux chez Williams, McLaren et Red Bull, a rejoint Aston Martin après son départ de Red Bull en 2024. Bien qu'il ait été associé à plusieurs équipes, dont Ferrari, c'est finalement Aston Martin qui a obtenu ses services. Newey a également acquis des parts de l'équipe lors de la signature de son contrat.
L'ampleur du projet a été soulignée par les récentes performances d'Aston Martin, évoquées dans l'article Newey félicite Alonso après le redressement d'Aston Martin aux Pays-Bas. Cependant, ce rapport se concentre sur la structure globale derrière ce programme ambitieux.
Selon l'enquête de Planet F1, Newey n'est pas le seul cadre dirigeant à détenir des parts dans l'équipe. Enrico Cardile, l'ancien directeur technique d'Aston Martin Andrew Green, ainsi que le directeur de la performance Tom McCullough, détiendraient également des participations. Andy Cowell, qui dirigeait auparavant Mercedes High Performance Powertrains et a occupé le poste de directeur d'équipe chez Aston Martin avant de perdre une lutte de pouvoir face à Newey, figure parmi les actionnaires les plus importants.
Les montants rapportés sont considérables. La valeur des actions de Cowell serait estimée à 62 millions de dollars, contre 21 millions pour Green, 7,6 millions pour Cardile et 640 000 dollars pour McCullough.
Cet arrangement pourrait expliquer comment Aston Martin a réussi à attirer des profils de premier plan tout en respectant le plafond budgétaire de la F1. Les salaires des pilotes et ceux des trois membres du personnel les mieux rémunérés sont en effet exclus de ce plafond. Une rumeur circulait l'an dernier selon laquelle Lawrence Stroll proposait des salaires de base inférieurs aux ingénieurs seniors, tout en les compensant par des packages d'actions. Le rapport suggère que cette théorie pourrait être fondée, offrant ainsi un moyen de recruter des talents d'élite sans pour autant augmenter les dépenses conventionnelles.
Des rapports indiquent que Cowell quittera Aston Martin à la fin de l'année. Planet F1 souligne que l'incertitude entourant son avenir pourrait être liée à la complexité de négocier un départ d'une équipe dont il est actionnaire. Cela met en lumière l'inconvénient potentiel de l'utilisation de l'actionnariat comme outil de recrutement.
Aston Martin occupe actuellement l'avant-dernière place du classement, mais le plan décennal de Stroll reste axé sur la conquête de titres. L'équipe est à mi-chemin de ce projet, et sa confiance repose sur la profondeur de l'expertise désormais réunie à son siège. La question clé est de savoir si cet investissement pourra permettre à Aston Martin de décrocher sa première victoire en Grand Prix sous la réglementation de 2026.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.