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Charles Leclerc a décroché une victoire maîtrisée lors du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, au terme d'une course marquée par des pénalités, une gestion complexe des pneumatiques, des interventions de la voiture de sécurité virtuelle et un final sous régime de voiture de sécurité. Le pilote Ferrari, après avoir pris le contrôle lors d'une phase d'ouverture mouvementée, a franchi la ligne d'arrivée en tête après que Max Verstappen, alors troisième, a percuté le mur à Stowe, neutralisant la course dans les derniers tours.
Le chaos a débuté avant même le départ, lorsque Fernando Alonso s'est immobilisé sur la piste, provoquant brièvement des drapeaux jaunes avant de réussir à regagner la voie des stands. Au lancement de la course, le peloton s'est élancé en pneus médiums. Leclerc a immédiatement attaqué Kimi Antonelli, tandis que Lewis Hamilton a également pris le dessus sur l'Italien, permettant à Ferrari de verrouiller les deux premières places.

Plus loin dans le peloton, le premier tour fut brutal. Oscar Piastri a perdu des places suite à des dommages sur son aileron avant et a dû passer aux stands, tout comme Alex Albon après un contact avec Oliver Bearman. Albon a écopé d'une pénalité de 10 secondes pour cet incident.
Au 3e tour, Leclerc menait devant Hamilton, Antonelli, George Russell et Verstappen, ce dernier ayant déjà entamé une belle remontée depuis la septième place. Cependant, la course d'Hamilton a été compromise par une pénalité de cinq secondes pour un faux départ, le plaçant sous pression alors que le graining commençait à affecter son rythme.
Antonelli a porté une attaque sur Hamilton à Copse au 11e tour, tandis que Verstappen a plus tard dépassé Russell au même virage avant de devenir le premier leader à s'arrêter pour chausser des pneus durs. La stratégie est alors devenue le point central, faisant écho aux interrogations d'avant-course sur les options tactiques et la dégradation des pneus au GP de Grande-Bretagne.
Une voiture de sécurité virtuelle pour le moins inhabituelle a été déployée au 23e tour après qu'un parapluie s'est envolé sur la piste. Hamilton a été rappelé aux stands malgré ses protestations sur l'état de ses pneus ; il a purgé sa pénalité et est ressorti sixième. Russell s'est également arrêté et a pris l'avantage sur lui, tandis que l'arrêt impeccable de 2,4 secondes de Leclerc lui a permis de rester solidement en lice, alors qu'Antonelli restait en piste avec des pneus médiums usés.
La frustration d'Antonelli a grandi alors qu'il restait en piste avec des pneus vieux de 32 tours, lançant à son équipe après avoir subi un « undercut » : « Ne laissez pas les autres me dépasser par les stands ! » Il s'est finalement arrêté au 36e tour, ressortant à 7,7 secondes de Leclerc.
Le coup de grâce est survenu au 41e tour lorsque Antonelli a ralenti en raison d'un problème de protection de roue. Bien qu'il ait supplié de ne pas abandonner pour tenter de sauver un point, le problème non résolu a entraîné des infractions aux limites de piste et une pénalité de cinq secondes.
Puis, au 48e tour, Verstappen a percuté le mur à Stowe alors qu'il était troisième, provoquant l'entrée de la voiture de sécurité. Leclerc et Hamilton se sont arrêtés, mais Russell a profité de l'occasion pour ravir la deuxième place à Hamilton. Avec la voiture de sécurité en piste jusqu'au drapeau à damier, Leclerc n'a subi aucune pression dans les derniers instants et a scellé une victoire maîtrisée devant Russell et Hamilton.
La Formule 1 quitte désormais Silverstone pour Spa-Francorchamps à l'occasion du Grand Prix de Belgique, prévu du 17 au 19 juillet.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
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