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Max Verstappen a clarifié les raisons pour lesquelles il a demandé à un journaliste d’un quotidien britannique de quitter sa conférence de presse lors du Grand Prix du Japon, alors que Red Bull s’efforce de désamorcer les tensions autour de cet épisode.
L’incident s’est produit lors de la session média du jeudi à Suzuka, lorsque Verstappen a écarté un reporter qui l’avait déjà interrogé lors de la finale de la saison 2025 à Abou Dhabi, lui demandant s’il regrettait son accrochage avec George Russell à Barcelone en juin dernier.
L’élément déclencheur remonte au Grand Prix d’Espagne, où Verstappen a écopé d’une pénalité de 10 secondes après sa collision avec Russell. Cette sanction s’est révélée coûteuse : il a terminé la saison avec un retard supérieur aux deux points qui l’ont finalement séparé du champion du monde Lando Norris.

Lorsque le sujet est revenu sur la table à Abou Dhabi, Verstappen a réagi avec agacement, affirmant que la perte du titre s’expliquait par de multiples facteurs. Suzuka marquait la première fois qu’il revoyait ce journaliste en personne depuis cet échange.
Interrogé par Viaplay au Japon, Verstappen a insisté sur le fait que son irritation ne portait pas sur le fond de la question.
« Cette question en particulier, j’y ai répondu une vingtaine de fois à différentes personnes. Ce n’est donc pas la question en elle-même, mais le fait qu’après la dernière course, on me la pose en me riant au nez. C’était clairement mal intentionné. »
Il a poursuivi : « Cela montre un énorme manque de respect. Quand on ne me respecte pas, je n’ai pas à respecter en retour. C’est comme ça que ça fonctionne dans la vie. Pour moi, ce n’est pas acceptable. »

Verstappen a souligné que les questions difficiles ou répétitives font partie du paysage médiatique de la Formule 1 et ne posent pas problème en soi.
« On me pose beaucoup de questions, parfois des questions stupides aussi, et j’y réponds. Ça fait partie de la F1. Mais dans ce cas précis, c’était clairement mal intentionné. Pour moi, c’était évident que c’était formulé de manière irrespectueuse. »
Le journaliste concerné, Giles Richards du Guardian, a depuis livré sa propre version des faits, suggérant que son langage corporel avait pu être mal interprété.
Il semblerait que Red Bull ne partage pas l’interprétation de Verstappen et n’ait pas approuvé sa décision d’exclure le reporter. L’équipe aurait mené des discussions séparées avec Verstappen et Richards afin de tenter de résoudre la situation.

Red Bull serait désireuse d’apaiser les tensions dans les prochains jours ou semaines afin d’éviter toute répercussion durable. Verstappen a toutefois indiqué que le moment n’était pas propice à des discussions directes, l’équipe étant concentrée sur la résolution d’une séance de qualifications décevante à Suzuka.
En interne, on s’attend à ce que la situation soit réglée avant le Grand Prix de Miami en mai et que des incidents similaires ne se reproduisent plus lors des prochaines conférences de presse.
Pour Red Bull et son pilote phare, la priorité est de rétablir une situation normale — et de recentrer l’attention sur les performances en piste plutôt que sur les tensions en dehors.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
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