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Pascal Wehrlein a admis qu’il « n’arrivait pas à croire » avec quelle facilité Lucas di Grassi, Jean-Éric Vergne et Joel Eriksson l’ont dépassé dans les derniers instants de la course folle de Formule E à Shanghai, bien qu’il ait quitté le week-end avec un avantage majeur au championnat.
Le pilote Porsche a réalisé l’un des meilleurs week-ends de sa saison sur le circuit international de Shanghai. Il a décroché la pole position et la victoire lors de la première journée, avant de terminer quatrième de la course du dimanche. Cela lui a permis d’engranger 40 points, le faisant passer de la quatrième place au classement général, avec 27 points de retard sur Mitch Evans, à une avance de neuf points au championnat des pilotes, à quatre courses de la fin.
Pourtant, ce résultat laisse un goût amer. Wehrlein contrôlait la deuxième course avant que la piste ne se retourne contre lui. Comme nous l’avons détaillé dans notre analyse des points clés du E-Prix de Shanghai, le changement tardif des conditions a bouleversé à la fois la course et la lutte pour le titre.
La deuxième épreuve de Shanghai a débuté sur une piste humide, la plupart des pilotes ayant opté pour des réglages « pluie ». Di Grassi, Vergne et Eriksson ont fait le choix inverse, pariant sur une configuration « sec » depuis le fond de grille.
Cette décision semblait risquée tant que la pluie persistait, mais elle s’est avérée décisive dès qu’une trajectoire sèche est apparue dans les derniers tours. Wehrlein, qui menait confortablement, s’est soudainement retrouvé vulnérable et a été dépassé par les trois pilotes avant de terminer quatrième.
Pour Wehrlein, ce pari n’était pas réaliste depuis sa position de leader. « Oui, c’est une course douce-amère pour moi, car j’ai l’impression d’avoir perdu entre 13 et 16 points plutôt que d’en avoir gagné 12 », a-t-il déclaré aux médias.
Il a ajouté : « Nous ne pouvions pas parier sur un réglage sec alors qu’il recommençait à pleuvoir assez fort juste avant la course. D’autres l’ont fait, mais ils partaient aussi plus loin, ils étaient donc peut-être plus enclins à prendre des risques. »
Wehrlein estime que l’issue aurait pu être très différente si la pluie avait duré un peu plus longtemps. « Je pense simplement que s’il avait plu 10 minutes de plus, cela aurait été une nouvelle victoire », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la valeur du week-end pour Porsche.
L’ampleur du basculement de rythme en fin de course l’a laissé stupéfait. Lorsqu’on lui a demandé ce que cela faisait d’être dépassé si facilement, Wehrlein a répondu : « La piste a séché si vite, et je ne l’ai pas vu venir. Il y avait trois voitures qui volaient. »
Son incrédulité a été amplifiée par la comparaison de puissance. « J’étais en 350 kW, et je n’arrivais pas à les suivre en 300 kW. Oui, c’était insensé, mais cela a joué en leur faveur, et bravo à eux. »
Pour Wehrlein, Shanghai fut à la fois une révélation et un avertissement : un gain crucial au championnat, mais aussi un rappel de la rapidité avec laquelle la Formule E peut punir un mauvais choix stratégique lié à la météo.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
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