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Ferrari est entrée dans l'histoire en devenant la première écurie de Formule 1 à franchir le seuil combiné de 100 millions d'euros (86,5 millions de livres sterling) de salaires pour ses pilotes, suite à la prolongation du contrat de Charles Leclerc annoncée mercredi matin — un timing parfait à l'approche de son Grand Prix national à Monaco.
La Scuderia a confirmé que Leclerc s'est engagé auprès de l'équipe « pour les saisons à venir », alors que son précédent contrat ne devait expirer qu'à la fin de 2029. Selon The Race, le vainqueur de huit Grands Prix s'est en réalité lié à Maranello au-delà de la saison 2030, bien que Ferrari ait refusé de révéler la durée précise de l'accord.
Le timing est significatif. Leclerc explorait ses options dans l'espoir de trouver un environnement capable de remporter le championnat, des liens avec Aston Martin, McLaren et Red Bull ayant fait surface ces derniers mois. Ce nouvel accord semble mettre un terme définitif à cette incertitude — et de nombreux observateurs de la F1 pensent désormais que le Monégasque de 28 ans prendra sa retraite en tant que pilote Ferrari.
Il reste à voir si Ferrari a inclus le type de clauses de sortie liées à la performance qui auraient existé dans son précédent contrat. Des rapports antérieurs suggéraient que Leclerc aurait pu activer une clause libératoire à la fin de 2026 si la Scuderia n'avait pas réussi à fournir une voiture capable de se battre pour le titre. Alors que Ferrari travaille intensément sur plusieurs fronts techniques cette saison, les enjeux autour de ces dispositions sont plus élevés que jamais.
Le nouveau contrat de Leclerc s'accompagne d'une augmentation de salaire substantielle. Selon un rapport de RacingNews365, son salaire atteindra jusqu'à 50 millions d'euros par an (43 millions de livres sterling), contre environ 34 millions d'euros (29,5 millions de livres sterling) selon ses conditions précédentes.
Ce chiffre reste inférieur au salaire que Ferrari verse à Lewis Hamilton, qui a rejoint l'équipe en provenance de Mercedes pour un montant rapporté de 60 millions d'euros par an (52 millions de livres sterling). Hamilton lui-même a exprimé sa confiance dans les capacités de Ferrari cette saison, mais c'est le coût combiné de leur duo de pilotes qui distingue désormais Ferrari sur le plan commercial.
Les deux salaires réunis portent la masse salariale totale des pilotes de Ferrari au-delà de 110 millions d'euros (95 millions de livres sterling) — franchissant la barre des 100 millions d'euros qu'aucune autre équipe n'avait encore dépassée. Red Bull détient actuellement la deuxième masse salariale la plus élevée avec 75 millions d'euros (65 millions de livres sterling), Max Verstappen représentant à lui seul 70 millions d'euros (60,5 millions de livres sterling) de ce montant.
L'annonce du contrat arrive à un moment charnière de la saison 2026. Leclerc occupe actuellement la troisième place du championnat des pilotes après cinq manches, ses meilleurs résultats étant des troisièmes places en Australie et au Japon. Il accuse un retard de 56 points sur le leader du championnat, Andrea Kimi Antonelli, un déficit qui souligne à quel point Ferrari doit trouver de la performance face à une écurie Mercedes dominante.
Monaco offrant à Ferrari l'une de ses meilleures opportunités de la saison, Leclerc aura à cœur de convertir l'avantage du terrain en points — et peut-être de commencer à réduire l'écart sur le circuit qu'il connaît mieux que quiconque au calendrier. Ce nouveau contrat garantit que, quoi qu'il arrive ce week-end et au-delà, l'avenir du Monégasque est fermement, et coûteusement, en rouge.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
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