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La Formule E n’a plus de catégorie support depuis la fin du Jaguar I-Pace eTROPHY, en août 2020. Désormais, le cofondateur du championnat et directeur des opérations sportives, Alberto Longo, a fixé la saison 14 comme nouvel objectif pour le retour de courses complémentaires, une campagne qui devrait débuter vers la fin de l’année 2027.
L’I-Pace eTROPHY reste à ce jour l’unique série support de la Formule E, mais son plateau réduit ne lui permettait pas de se rendre sur tous les sites. Cette limite est devenue plus problématique à mesure que la Formule E s’est tournée vers des circuits permanents, où les spectateurs attendent un programme d’activités en piste continu. L’absence de courses supplémentaires se remarque notamment sur des circuits comme Brands Hatch et Zandvoort.
Le défi pour la Formule E consiste à créer une catégorie tremplin qui enrichisse les événements sans compromettre son message en faveur du développement durable. Une série support dotée d’un moteur thermique serait contraire à cet objectif. Longo privilégie donc une filière entièrement électrique, axée sur l’accessibilité et la maîtrise des coûts.
Pour suivre davantage l’actualité de la Formule E, retrouvez notre article consacré au double rendez-vous nocturne de l’E-Prix de Tokyo.
Longo explique que la Formule E étudie cette idée depuis la création du championnat, mais qu’elle avance avec prudence afin de protéger la série principale et de trouver des partenaires adaptés. Il prévoit de tenir 50 réunions avec des partenaires potentiels au cours des douze prochains mois.
La NXT Gen Cup devait devenir une catégorie support en 2024, mais ce projet a été abandonné avant son lancement. L’objectif a ensuite été reporté de la saison actuelle au début de l’ère Gen4, puis à la saison 14.
La solution idéale pour Longo serait une nouvelle voiture à modèle unique, développée de zéro pour un coût compris entre 200 000 et 300 000 € environ. L’objectif est de limiter les dépenses d’exploitation des équipes tout en veillant à ce que les pilotes soient récompensés pour leur talent, plutôt que contraints d’acheter leur place.
C’est pourquoi l’utilisation de voitures Gen2 ou Gen3 existantes n’est pas considérée comme viable. Longo les décrit comme coûteuses à entretenir, ce qui les rend inadaptées à une catégorie conçue pour fonctionner avec de petits budgets et accueillir des pilotes ne disposant pas de financement personnel.
« Si nous devons créer une filière pour la Formule E, elle doit fonctionner de la même manière que la Formule E elle-même, a déclaré Longo. Il faut les pilotes les plus talentueux possible. Ils viennent et sont rémunérés, ils n’ont pas besoin d’acheter leur place. »
Le projet reste complexe, mais la Formule E estime qu’une filière électrique crédible renforcerait à la fois sa notoriété et sa capacité à repérer les futurs talents.

Il est ingénieur logiciel et passionné de Formule 1 et de sport automobile. Il a cofondé Formula Live Pulse afin de rendre les données télémétriques en direct et les informations sur les courses accessibles, visuelles et faciles à suivre.
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