Monaco 2027 : Norris avertit des pièges du format Sprint

Lando Norris a averti que l’introduction du format Sprint au Grand Prix de Monaco pénalisera les pilotes qui ont besoin de temps de piste pour trouver leurs limites, rappelant que la principauté ne tolère aucun droit à l’erreur dès l’application de ce calendrier remanié.
Monaco accueillera une course Sprint pour la première fois en 2027. Le légendaire tracé urbain fait partie des cinq nouvelles arrivées aux côtés de Bahreïn, de l'Australie, du Japon et d'Abou Dhabi, alors que la F1 confirme son calendrier 2027 avec Monaco parmi dix courses sprint. Cette expansion porte le total à dix épreuves Sprint, rejoignant le Canada, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Brésil et le Qatar.

Essais réduits, danger immédiat
Dans cette nouvelle configuration, les écuries devront défier les impitoyables rails monégasques avec une seule et unique heure d'essais libres avant l'ouverture des hostilités dès le vendredi.
Norris a qualifié cette perspective d'« intéressante », tout en soulignant la pression opérationnelle extrême que ce format va générer dans les rues de Monte-Carlo.
« Je pense que le point crucial, c’est qu’on a les EL1 puis directement les qualifications [Sprint] le vendredi — c’est là que réside le défi, a confié Norris. Évidemment, il ne se passe pas grand-chose pendant une course le dimanche ou lors du Sprint, mais le véritable défi, c’est d’avoir une seule séance d’essais avant de plonger dans le grand bain, ce qui n’est sans doute jamais arrivé à Monaco. »
Sans plusieurs séances pour peaufiner les réglages, les équipes devront s'appuyer massivement sur le travail au simulateur et les données historiques. « Il faudra davantage se reposer sur les données de l'année en cours, a précisé Norris, tout en insistant sur le fait que la responsabilité reposera sur les épaules des pilotes : C’est évidemment bien plus difficile pour nous dans le cockpit. »

La frontière infime entre la performance et le rail
Ce programme resserré transforme radicalement l'approche des pilotes sur le tracé. Privés du confort d'une montée en puissance progressive séance après séance, Norris estime que ses concurrents devront prendre des risques dès les premiers tours — un pari risqué sur un circuit où la moindre erreur d'appréciation se paie cash contre le mur.
« On n'a plus autant de temps pour monter en puissance, donc il faudra sans doute tenter le coup et prendre des risques plus tôt — c'est généralement là que l'on commence à voir une différence entre ceux qui se sentent à l'aise, tentent des choses et restent à 99 % sans basculer à 103 ou 104 %. Parce qu'à Monaco, dès que vous dépassez cette limite, c'est terminé. »
Même si Norris reconnaît le niveau d'exigence extrême imposé à la grille, il note un avantage certain pour les spectateurs, sur place comme derrière leur écran : « C'est plus excitant pour les fans et le public. » Reste à voir si cette prise de risque accrue offrira le spectacle attendu lors de la saison 2027.
